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Vivre de sa passion du cheval et du cuir

Portrait

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06/07/2017

 
Depuis longtemps, Sylvie Widar en rêvait : travailler le cuir tout en restant dans l’univers des chevaux. Aujourd’hui, grâce son nouveau métier de sellier harnacheur, son vœu s’est réalisé.
 
Cavalière depuis son plus jeune âge, Sylvie Widar est toujours restée fidèle à sa passion pour les chevaux. Après avoir longtemps travaillé dans la vente, puis pour un organisme de crédit, à 46 ans, elle a rebouclé avec ses premières amours en s’engageant en 2013, dans une formation de sellier harnacheur. « En temps que cavalière, je connaissais ce métier car je m’adressais à des selliers pour mon matériel et dans mon premier travail, de cavalier soigneur dans un club hippique, j’avais appris à réparer et entretenir le matériel. » Coup de chance, en pianotant sur internet, elle trouve une formation de sellier harnacheur à proximité de chez elle, au centre Afpa de Decazeville.
 
Une place à prendre
 

Installée dans la Cantal, Sylvie est en fin de droits mais Pôle emploi se montre réticent à financer une formation dans un secteur qui ne compte guère d’offres d’emploi. Malgré cela, Sylvie persévère dans son projet de reconversion. Elle sait que le sellier harnacheur est rarement salarié mais le plus souvent artisan indépendant. La France compte 720 000 équidés destinés aux activités de sport et loisirs et le secteur est en plein essor. Sylvie a les pieds sur terre, elle a étudié la faisabilité de son projet car elle a besoin de gagner sa vie. Elle a mené sa petite enquête, téléphonant aux centres équestres de la région pour leur expliquer son projet. À chaque fois, elle reçoit un accueil favorable d’autant que le sellier d’Aurillac vient de décéder. Pas de remplaçant. La place est à prendre.
 
L’Auvergne est la première région d’élevage de chevaux de trait de France. Aurillac accueille encore un haras national et l’activité équestre est en plein essor dans la région. Pour des activités de tourisme liées au cheval, dans le cadre de politiques de développement durable, pour la collecte des déchets, le transport de marchandises ou encore de personnes qui commencent à être mises en œuvre dans quelques petits villages avoisinants. Sylvie parie sur leur développement, elle est persuadée qu’il existe des débouchés dans ce métier d’art qui exige dextérité et minutie, amour du travail du cuir et amour du cheval.
 
Des débuts prometteurs
 
Acceptée en stage au haras d’Aurillac spécialiste de l’attelage, Sylvie est ravie car elle a pu participer à la réparation d’un milord*. « J’ai fait beaucoup d’attelage, c’est une tradition française à garder », affirme Sylvie qui aimerait se spécialiser dans la fabrication et l’entretien de l’équipement des attelages de tradition.
 
Puis tout s’enchaîne très vite. Un local qui se libère à Aurillac, bien placé, loyer modéré, Sylvie saisit l’opportunité et ouvre sa boutique le 1er juillet 2014, dès la fin de son stage. « J’ai préparé mon installation en même temps que je finissais ma formation un peu démunie face aux démarches de création d’entreprise. » Les débuts de L’atelier du sellier sont prometteurs, la clientèle variée, des cavaliers, beaucoup de chasseurs… « Je faisais de tout. Quand on sait travailler le cuir, faire des rênes ou une laisse pour chien c’est pareil. La formation m’a appris à m’adapter, à évoluer en me faisant connaître toutes les techniques. À moi maintenant de les combiner pour trouver à chaque fois la meilleure solution. Je ne m’ennuie jamais », assure-t-elle, se sentant capable désormais de fabriquer ou de réparer toutes les pièces en cuir nécessaires à l’équipement d’un cheval ou indispensables à la conduite d’un attelage : selles, harnais licols, rênes, brides. Un savoir-faire utile aussi pour réaliser de la petite maroquinerie et pour s’adapter à toutes les demandes. « Que du cousu main », insiste-t-elle, « c’est plus résistant ».
 
Nouveau départ
 

Ses capacités d’adaptation, Sylvie a dû très vite les mettre en œuvre car elle doit quitter le Cantal trois mois plus tard. Réinstallée en région parisienne, le pays de son enfance dont elle connaît bien les clubs hippiques, elle n’a pas arrêté de travailler, rapatriant son matériel. « J’ai un site internet, je travaille chez moi et me déplace chez le client ». Elle sait que ce sera plus compliqué à Paris car on trouve partout du matériel standard moins cher. « Ce sera plus long, mais je ne suis pas inquiète et quand on aime ce qu’on fait, c’est plus facile. Mon formateur était un technicien hors pair, il m’a apporté tout ce dont j’avais besoin pour travailler. Pas une seule fois je me suis dit “ça je ne sais pas faire”. »
 
Via internet Sylvie espère sous peu vendre en ligne

https://www.facebook.com/latelierduselliersw/
  
Danièle Ginisty
 * Véhicule hippomobile de luxe à 4 roues de forme ronde ou carrée, avec sièges à 2 places à l’arrière, muni d’une capote mobile.

 

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